Il était une fois, Etoile de Vies…

Le projet Etoile de Vies a été le déclencheur de ma reconversion professionnelle.

Je m’en vais vous conter cette histoire

« Il était une fois une orthophoniste qui exerçait dans son joli cabinet de sa jolie cité médiévale dans son joli département de l’Isère. Elle travaillait depuis plusieurs années déjà et plus le temps passait, plus elle s’était spécialisée dans les rééducations de pathologies neurologiques, neuro-gériatriques et post chirurgies ORL. Elle sentait qu’elle appréciait de plus en en plus  le contact des personnes âgées, de tout ce que ces femmes et ces hommes avaient à lui apprendre. Cette orthophoniste, appelons-la Aurélie, intervenait de temps en temps en EHPAD et a peu à peu commencé à se questionner sur le système de prise en charge de la dépendance et de l’hébergement de cette population fragile.

C’est alors qu’Aurélie a rencontré Erika, une médecin généraliste qui se questionnait sur le système de santé actuel. Erika intervenait en EHPAD et se demandait comment concilier le bien-être des résidents avec celui des soignants. Parce que oui, les soignants, médicaux, comme paramédicaux,  ce n’est un secret pour personne, sont en souffrance dans le système de santé actuel.

 Aurélie et Erika ont donc commencé à rêver… Parce que rêver, c’est beau et ça permet de se projeter.

Elles ont rêvé d’un lieu de vie où des personnes âgées cohabiteraient avec des personnes de tous âges atteintes de handicap moteur suite à un accident ou à une maladie…

Un lieu de vie où ces personnes, quelle que soit leur évolution physique ou cognitive, pourraient rester , au sein de leur appartement, jusqu’à la fin de leurs jours, sans vivre le traumatisme d’une entrée en EHPAD quand la maladie est trop avancée pour créer des repères sereinement…

Un lieu de vie ouvert sur l’extérieur, sur le village, sur la vie, afin que toutes et tous puissent continuer à exercer leur citoyenneté et garder leur place dans la société…

Un lieu de vie où chacun veillerait sur les autres…

Un lieu de vie totalement écologique au sens environnemental et sociétal du terme…

Un lieu de vie auquel serait rattaché une maison de santé pluriprofessionnelle ouverte aux thérapies non médicamenteuses, dans laquelle les soignants et soignantes exerceraient en toute quiétude…

Aurélie et Erika ont peu à peu rencontré d’autres gens qui avaient ce même rêve et ont constitué une association, baptisée « Etoile de Vies ».
Mais monter un tel projet quand on est novices n’est pas aisé… notamment dans un système normé où tout se doit de rentrer dans la bonne case…

Etoile de Vies s’est donc dit : On doit créer cette case !

Etoile de Vies est allée à la rencontre d’autres personnes, d’autres associations qui avaient échoué, ou réussi à monter des projets similaires. Elle s’est enrichie de ces expériences.

Parallèlement, Aurélie voyant bien qu’il lui manquait des bases afin de comprendre le système actuel, a entrepris un master 2 « Expertise en gérontologie ». Cette année d’études a permis à Etoile de Vies de souffler pour mieux repartir dans de nouvelles aventures… »

Ce conte n’a pas encore de fin, que nous souhaitons la plus heureuse possible !

A ce jour, Etoile de Vies fait partie du programme « Tissage d’Initiatives Nord-Isère » que propose la Fondation de France afin d’aider les porteurs de projet.
Nous travaillons à l’établissement du projet social de la future structure, en associant au maximum de manière participative les personnes les plus à même de savoir quelles sont les attentes : les personnes âgées elles-mêmes.
L’accueil de la part des élus du territoire visé est bon, et nous apparaît primordial pour la réussite du projet, qui promeut les échanges avec le tissu commercial et associatif local.

Je suis toute neuve dans le domaine de la gérontologie mais j’ai déjà eu la chance de rencontrer de nombreuses personnes encourageant le projet Etoile de Vies, des personnes qui m’ont orientée, mise en lien avec d’autres… Et ces liens créés sont l’essence même du projet que nous portons : conserver le lien social entre toutes les générations.

Je n’ai volontairement pas abordé le côté financier ou architectural du projet  dans cet article. En effet, j’ai préféré partager la réflexion qui nous a conduites à l’élaboration du projet plutôt que les implications logistiques et matérielles (sur lesquelles nous travaillons évidemment), qui viendront dans un second temps.

Je ne manquerai pas, si cela vous intéresse, de vous informer sur les avancées du projet. Et évidemment, je suis preneuse de vos conseils, vos avis, vos remarques, vos mises en garde, et vos encouragements !

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