Nos enfants ne nous connaissent que depuis qu’ils sont nés

Ils ne nous ont pas vus tomber à nos 1ers pas. Nous si.
Ils ne nous ont pas vu pleurer notre 1er chagrin d’amour. Nous si.
Ils n’ont pas vu notre fierté lors de notre 1ère grande réussite. Nous si.

Un décalage générationnel purement spatio-temporel et physique.
2 réalités qui se chevauchent.
Des émotions provoquées par des instants de vie que parents et enfants vivent successivement.
Mais pas ensemble.

Pourtant, c’est bien souvent aux enfants de prendre des décisions pour leurs parents quand la perte d’autonomie se profile.
Au moment où les rôles s’inversent.
Où celui qui doit prendre soin de l’autre devient celui dont on prend soin.

🤔Quand la perte cognitive ou le décès impose à un enfant, comme c’est souvent le cas, de faire un choix à la place de son parent, comment s’assurer du bon chemin ?

✨𝑈𝑛𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑎̀ 𝑒́𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒̀𝑠 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑠 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒𝑠 𝑑’ℎ𝑢𝑚𝑎𝑖𝑛, 𝑑’𝑒́𝑔𝑎𝑙 𝑎̀ 𝑒́𝑔𝑎𝑙.
𝑃𝑙𝑢𝑠 𝑢𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑢𝑛 𝑙𝑖𝑒𝑛 𝑏𝑖𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒𝑡 𝑚𝑎𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑙, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑢𝑛 𝑙𝑖𝑒𝑛 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑖𝑡𝑢𝑒𝑙 𝑒𝑡 𝑖𝑚𝑚𝑎𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑙.

Voir son parent comme une personne qui a été enfant, ado, jeune adulte.
Qui a ressenti un jour la même chose que soi.
Et partager des souvenirs, s’ouvrir, s’autoriser à voir son parent de manière différente.
Ressentir ensemble cette fois-ci, sans décalage temporel, en un même espace.

Pour que nos enfants puissent désormais nous connaître bien avant leur naissance.

Texte inspiré par Florence Fortin-Braud

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